Pour cette rentrée 2026, Christophe Crémer, fondateur de Meilleurtaux.com, nous livre un édito sur la Vision - Nos dernières sorties podcasts avec : Cosimo Prete, fondateur de Crime Science Technology, et Hortense Bourgois, cofondatrice de BAYA.
Derrière Les Nouveaux Narrateurs, il y a FeuilleBlanche, producteur de médias, podcasts et récits stratégiques pour les marques.
Un projet à lancer ou un message à affiner ?
La vision : le cap pour réussir !
Les ingrédients du succès d’une startup sont nombreux : ambition, expertise, énergie positive, travail… et souvent de la chance ! Mais s’il fallait n’en retenir qu’un, je choisirais la vision.
Issue de mes expériences d’entrepreneur, c’est à mes yeux le facteur décisif. C’est elle qui, bien souvent, fait la différence entre ceux qui réussissent et ceux qui échouent.
Un entrepreneur doit rêver, se projeter, croire à son rêve et convaincre les autres qu’il va se réaliser. C’est pourquoi, lors de mes rencontres avec des entrepreneurs, ma première question est toujours : Quelle est votre vision ?
À la qualité de leur réponse, je peux souvent mesurer le potentiel du projet. Si je suis convaincu, j’investis !
En France, à la différence des Etats-Unis, on a souvent tendance à sous-estimer la dimension visionnaire de l’entrepreneur, à la réduire à un discours marketing un peu pompeux.
Pourtant, la vision n’est pas une posture : c’est un socle.
Elle allie ambition et pragmatisme, inspire au quotidien, guide dans les choix et donne du courage quand les difficultés s’accumulent.
Lorsque j’ai fondé meilleurtaux.com, j’affirmais dès les premiers mois :
« Vous verrez, dans cinq ans, un Français sur deux déposera un dossier sur meilleurtaux.com. »
À l’époque, nous recevions à peine vingt demandes par jour. Il fallait multiplier ce chiffre par cent !
Cet objectif semblait totalement irréaliste et donc décourageant pour beaucoup, il constituait, au contraire, une source d’énergie. Cette ambition entraînait toute l’équipe.
L’entrepreneur n’a pas la réponse à tout, il sait que de nombreuses difficultés restent à vaincre. Mais il possède la conviction, fondée sur des éléments concrets, que le succès sera au rendez-vous.
C’est parce qu’on y croit que cela arrive. Pas de place pour le doute, ni pour le découragement : voilà une des grandes recettes de la réussite.
La vision accompagne l’entrepreneur à chaque étape : de l’idée initiale au développement à grande échelle. Elle fixe un cap, fédère les énergies, sert de boussole quand il faut décider. Pour être efficace, la vision doit combiner :
Les bénéfices uniques apportés aux clients,
les convictions profondes du fondateur,
des chiffres clés sur le potentiel du marché,
et les grandes étapes du plan d’action.
La vision n’est pas une abstraction : elle s’enracine dans le réel. C’est une projection lucide dans l’avenir, appuyée sur des convictions solides posées dès le premier jour.
Un entrepreneur sans vision, c’est un navigateur sans boussole : il change de direction au gré du vent. S’adapter, oui — mais sans jamais perdre le cap.
Pourquoi la vision est-elle si importante ?
Pour décider : elle aide à rester centré sur les vraies priorités quand des choix et des opportunités se présentent.
Dans l’adversité : elle rappelle pourquoi on y croit, donne du sens et de la force quand surgissent les obstacles.
Dans la communication : partagée en interne comme en externe, elle inspire, fédère et alimente une dynamique de succès.
Le métier d’entrepreneur est passionnant, il s’agit de partir d’une idée et de changer le monde.
Et comme le disait Lao Tseu, : « La plus longue marche commence par un premier pas. »
Pour l’entrepreneur, ce premier pas consiste à formuler une vision claire, ambitieuse et inspirante — celle qui le portera tout au long de l’aventure, dans les bons comme dans les mauvais moments.
C’est dire à quel point elle est essentielle.
Christophe Crémer, fondateur de Meilleurtaux.com
Christophe est venu raconter sa cession de Meilleurtaux.com à l’occasion du 100ème épisode de Cash Out !
👉 Une cession hors norme, du public et du champagne : on a fêté la 100ème de Cash Out !
Comment rendre un document infalsifiable… avec un simple mouvement de poignet ?
C’est l’obsession de Cosimo Prete avec C.S.T (Crime Science Technology), une deeptech française qui développe des technologies de sécurité pour documents d’identité et billets de banque : encres, effets optiques, le tout vérifiable à l’œil nu.
Derrière ce geste banal : une guerre silencieuse contre la fraude documentaire.
Mais l’histoire ne commence pas en startup. Cosimo voulait être archéologue : enquêter sur les traces, lire ce que les autres ne voient pas. Cette méthode l’emmène à la police scientifique. Et l’entrepreneuriat arrive plus tard, non comme un rêve de “boîte”, mais comme une nécessité : dépasser le cadre, résoudre, transgresser. Sa signature : la couleur comme technologie. Jouer avec les molécules, puis réussir l’étape que beaucoup sous-estiment : industrialiser. Passer du labo à l’usine, avec une rigueur qui ne pardonne pas. Et convaincre les plus exigeants — États, institutions, acteurs souverains — dans un monde où “pitcher” ne suffit pas : il faut prouver, encore et encore. “La confiance se gagne par goutte, se perd par litre.”
Et puis Cosimo partage aussi ses doutes plus personnels.
L’aventure d’Hortense Bourgois avec BAYA démarre par une intuition simple : rendre le matériel de yoga plus beau, plus pratique, plus désirable.
Au début, BAYA, c’est presque du bricolage assumé : une page Ulule montée à l’arrache, des visuels “Photoshop” dont Hortense rigole encore… et pourtant, ça vend. Et surtout, un jour, quelqu’un achète sans la connaître. Pas un ami. Pas un cousin. Un inconnu. Là, ça devient réel.
La marque se met à circuler dans les studios. Les profs veulent les tapis. La communauté s’organise. Puis vient la levée : 500k€ pour recruter, accélérer, tenter le B2B, viser plus grand.
Mars 2020 arrive. Le yoga explose. Et BAYA a un avantage inattendu : du stock, des fournisseurs européens, quand d’autres sont à sec. Pendant quelques mois, ça déroule.
Mais la vague cache les rochers. La marge se fait grignoter. Les matières premières augmentent.
Et surtout, le marché change : des concurrents beaucoup plus capitalisés débarquent, payent l’influence, font monter le coût d’acquisition, et rendent la compétition asymétrique.
(Re)Découvrez le média Fertiles
Le podcast qui brise les tabous sur la fertilité, et permettre de raconter tout haut ce que beaucoup vivent en silence
« Je voulais être maman. Je voulais retrouver la légèreté de la vie, l’insouciance de la vie. »
Avant que le mot infertilité ne s’invite dans sa bouche, Virginie Rio avait surtout un projet simple : fonder une famille, aimer ses enfants, leur transmettre des paysages, des valeurs, une façon d’être au monde.
Dans cet épisode de Fertiles, la cofondatrice du collectif BAMP revient sur la bascule : les mois qui passent sans grossesse, la tristesse qui s’installe, la jalousie qui surprend, les premières consultations où on lui explique que « tout va bien »… tout en lui glissant que « les femmes ont des problèmes psychologiques » et qu’elle devrait « arrêter d’y penser ». Elle raconte la violence de ces phrases, la colère face à une médecine parfois froide et paternaliste, la sexualité qui devient mécanique, la relation au corps qui se fissure à force de prises de sang, d’injections, de protocoles d’AMP qui s’enchaînent.
Pour tenir, Virginie écrit sur un blog, photographie son quotidien, se raccroche à une communauté de femmes qui vivent la même chose. C’est là, au milieu des pseudos et des commentaires, que germe l’idée d’un collectif. Quand, en 2011, elle entend dans la rue les slogans de la Manif pour tous et les discours anti-PMA alors qu’elle-même s’apprête à devenir mère grâce à l’assistance médicale à la procréation, quelque chose se cristallise : « On ne peut pas laisser faire ça. On ne peut pas laisser parler que les opposants. »
Le podcast qui explore dans chaque épisode, les liens entre santé intégrative, performance et conscience du vivant – chez les leaders, entrepreneurs et professionnels engagés
Neurologue, médecin de la douleur et spécialiste des syndromes myofasciaux, le Dr Danièle Ranoux consacre son travail à l’étude des fascias, ce réseau tissulaire continu qui relie l’ensemble du corps et joue un rôle central dans la douleur, le mouvement et la communication entre le corps et le cerveau.
À travers son approche clinique et scientifique, elle met en lumière l’origine corporelle de nombreuses douleurs dites « inexpliquées » et défend une vision du corps en réseau, où la qualité du mouvement, la posture et l’histoire corporelle sont déterminantes pour la santé et la performance durable. Elle est l’autrice de Fascias : les connaître pour mieux les soigner (éditions Guy Trédaniel), un ouvrage pédagogique destiné aux professionnels de santé comme aux patients, et intervient régulièrement en France et à l’international pour former les médecins à une prise en charge plus intégrative de la douleur.
Avec elle, on a exploré comment les fascias relient le corps et le cerveau, pourquoi de nombreuses douleurs dites “inexpliquées” ne sont ni imaginaires ni isolées, et comment des troubles comme les acouphènes ou les migraines peuvent parfois s’expliquer par une problématique myofasciale.
👉 Les coups de coeur de la team FeuilleBlanche !
👉 Le Vide, par Hugo Manoukian, fondateur de Nowa Care
👉 Le Deuil, par Bénédicte Sanson, cofondatrice du Moovjee
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